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Développer et professionnaliser la médiation culturelle.
10 crédits
Dates estimées : du 22/01/2027 au 25/06/2027 (fin des inscriptions le 22/12/2026).
Munissez-vous de votre carte d’identité avant de commencer votre inscription.
Anaïs B.
L’admission se fait sur dossier. Celui-ci est basé sur les études et formations suivies par le/la candidat·e, sur son expérience professionnelle ainsi que sur la motivation du/de la candidat·e à suivre la formation. Un diplôme de premier cycle supérieur ou équivalent est demandé. Si ce n’est pas le cas, l’accès via la VAE est possible sur dossier. Le dossier sera évalué par le jury d’admission la formation.
Aucune dispense ne sera accordée dans le cadre de ce Certificat.
Les objectifs d’une telle formation consisteraient donc à :
Institutionnaliser les métiers de la médiation culturelle et œuvrer à la reconnaissance d’une identité professionnelle liée à des compétences spécifiques aux médiateurs/médiatrices culturel-le-s.
Approfondir et formaliser une conscience socio-politique dans l’action de médiation culturelle.
Soutenir la créativité des travailleurs/travailleuses de la médiation culturelle à partir de leurs savoirs et expériences.
Acquérir une compétence réflexive sur les représentations de la culture impliquées dans l’action de médiation culturelle.
Approfondir et formaliser une connaissance de la diversité des pratiques culturelles.
Conceptualiser la relation aux publics et se familiariser avec les méthodes d’enquête sur les publics de la culture.
L’horaire est provisoire.
En Belgique francophone, l’histoire des politiques culturelles croise l’histoire sociale. La démocratisation de la culture a ainsi accompagné, voire traduit, le mouvement d’émancipation sociale du début du 20ème siècle (instruction publique). A partir des années septante, la démocratie culturelle a poussé un peu plus loin cette dynamique, au point de la renverser par moments, en promouvant un-e citoyen-ne acteur/actrice de sa propre culture (et plus seulement consommateur/consommatrice). Cette perspective a favorisé l’élargissement de la notion de pratiques culturelles, invitées à s’exprimer dans leur diversité et envisagées comme des points d’ancrage de l’autonomisation, de la construction de soi et de la participation citoyenne. Si le rôle social de la culture a toujours marqué les politiques publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment à travers l’importance de l’éducation permanente, il semble aujourd’hui que c’est autour de la notion de médiation que cette ambition se cristallise (Dufrêne, 2006). A côté d’autres principes comme les droits culturels, elle imprègne depuis quelques années, de manière plus ou moins explicite, certaines législations en FWB (Education permanente, Lecture publique, Centres culturels). Le référentiel de la médiation émerge dans un contexte où plusieurs sources de déstabilisation affectent ou du moins interrogent la place de l’institution culturelle :
L’accessibilité des œuvres n’a jamais été aussi grande dans l’histoire de l’Humanité. Les espaces de création et de diffusion n’ont jamais été aussi nombreux. L’avènement d’Internet et la dématérialisation des supports suggèrent l’idéal d’un âge de l’accès sans filtre, immédiat et égalitaire. La découverte, la création et la diffusion semblent pouvoir se réaliser plus facilement qu’autrefois à l’écart des institutions.
Le brouillage des frontières entre les genres culturels et les pratiques, conjugué au morcellement des modalités d’accès, aboutit à la constitution d’univers culturels de plus en plus hybrides et fractionnés. Le périmètre de la culture, autrefois assigné à des espaces et des temps plus nettement identifiables, en est bouleversé.
La dynamique conjointe de montée en puissance de l’individualisme contemporain et de transformation du rapport à l’institution et aux expert-e-s bouscule les modalités du « travail sur autrui » vertical mené traditionnellement au sein des institutions culturelles (Dubet).
Ces mouvements concomitants conduisent à réinterroger les pratiques de médiation dans un sens politique renouvelé (Servais, 2016). La médiation témoigne d’une volonté de faire de la relation aux publics le centre de gravité de l’action culturelle (Dufrêne et Gellereau, 2004). Ainsi, elle pose la question du rôle des professionnel-le-s de la culture à l’heure où Internet semble apporter la promesse d’un idéal de médiation sans médiateurs/médiatrices (Donnat, 2014). Son invocation participerait donc d’une prise de conscience, notamment de la perpétuation des mécanismes de domination culturelle, des phénomènes d’inégalités d’accès et d’appropriation de la culture, qui semblent se déplacer et se reconfigurer plus qu’ils ne disparaissent (Lahire, 2004). Pourtant, d’autres évolutions du secteur culturel tendent à entraver ce processus de conscientisation socio-politique et le passage à l’action :
l’emprise des métiers de la gestion (budgétaire, administrative, logistique, communicationnelle, organisationnelle, etc.) (Chiapello, 1998) qui encadre, voire réduit parfois l’espace de la médiation culturelle à une fonction événementielle ;
l’impact de la réduction des moyens publics sur l’action des opérateurs reconnus et institués (et donc la réduction de leurs marges de manœuvre culturelle) ;
le relatif flou de la notion de la médiation, qui certes laisse une marge d’interprétation aux professionnel-le-s mais peut aussi constituer une source de désarroi, masquant un désengagement des pouvoirs publics (Sacco et Jammar, 2014 : Rouzé, 2010).
Tous ces bouleversements, externes ou internes, affectent le travail des professionnel-le-s de la culture et demandent un renouvellement des pratiques que la réflexivité et la créativité, tant sur le fond que sur les mises en forme, peuvent aider à surmonter.
Cette créativité et cette réflexivité doivent être soutenues, singulièrement pour les travailleurs/travailleuses en fonction, par un processus de formation spécifiquement centré sur la dimension socio-politique de la médiation culturelle.
(sur base d’une preuve à nous envoyer par mail)
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Nos formations relèvent de la formation continue et ne constituent pas des études à temps plein. Par conséquent, ils ne permettent pas l’obtention d’un visa d’études (visa D – étudiant) en Belgique. Pour que votre inscription soit prise en considération, vous devrez impérativement disposer d’un titre de séjour valide en Belgique ou dans l’Espace Schengen avant de vous inscrire et nous fournir une copie recto/verso, OU contacter les services consulaires compétents pour explorer les options de séjour adaptées à votre situation personnelle. Nous ne pouvons ni introduire de démarches consulaires, ni fournir de documents pour un visa d’études dans le cadre de nos formations.